Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre d'État, ministre de l'intérieur. Madame la députée, vous avez rappelé le discours que le Président de la République a tenu à Orléans : c'était en effet un discours fondateur, qui exprimait la position du Gouvernement, à savoir le refus de laisser les personnes concernées dans l'indétermination.
J'insisterai sur deux points. Il s'agit d'abord de l'expérience menée à l'été dans le Nord avec les centres d'accueil et d'examen des situations - CAES -, qui seront ouverts dans toutes les régions, afin de permettre un premier accueil rapide des migrants. En mai, quarante CAES étaient ouverts dans toute la France et nous avons proposé plus de 1 200 places pour des migrants, dont 700 en Île-de-France, avec une durée moyenne de séjour de vingt jours. Ces places doivent permettre d'héberger plus de 30 000 personnes par an. C'est évidemment un effort considérable, qui correspond à la politique mise en place par le Président de la République.
Par ailleurs, tous les moyens ont été déployés pour accélérer le délai de traitement des demandes d'asile et vous savez que des moyens ont été mis en place dans les préfectures. Le résultat est au rendez-vous, car nous avons divisé par quatre le délai d'accès au guichet pour déposer une demande d'asile. Ce délai est aujourd'hui de six jours en moyenne sur le territoire et nous avons une cible de trois jours, déjà atteinte dans plusieurs régions, notamment en Île-de-France.
Enfin, madame la députée, la rencontre qui a eu lieu hier à Berlin entre le Président de la République et la Chancelière allemande a été fondamentale. Nous nous sommes mis d'accord sur des principes européens, avec le renforcement de l'Agence européenne de garde-côtes et garde-frontières – Frontex –, la nécessité de rendre plus efficace le règlement de Dublin et la création d'un office européen de l'asile.