Guillaume KasbarianMa question s'adresse à Mme la ministre des transports. J'y associe ma collègue Aurore Bergé, députée de Rambouillet.
La gare de Paris-Montparnasse accueille chaque année plus de 50 millions de voyageurs, parmi lesquels les milliers d'usagers quotidiens de la ligne TER Paris-Chartres, l'une des plus fréquentées de France. Pour ceux-là, chaque retard engendre du stress, de la fatigue, des risques professionnels et des tensions familiales.
L'incendie survenu vendredi dernier dans un transformateur électrique de la société RTE a eu des conséquences considérables sur la circulation des trains. La liaison a été totalement coupée pendant plusieurs jours entre La Verrière et Paris. Vous avez réagi aussitôt, en annonçant l'ouverture d'une enquête. La SNCF et RTE se renvoient la balle de la responsabilité. En attendant, ce sont les usagers qui subissent. Nous avons été nombreux à organiser une solidarité citoyenne. J'ai moi-même pris plusieurs de nos concitoyens en covoiturage.
Au-delà de cette crise exceptionnelle, 10 % des trains de la ligne Paris-Chartres sont en retard, souvent à cause des infrastructures : panne de matériel, de signalisation, défaut d'aiguillage… Ces retards quotidiens appellent des investissements, mais aussi une réponse immédiate à la hauteur de l'insatisfaction des usagers : des statistiques incontestées, des indemnisations justes, des solutions de substitution agiles, une information claire.
Madame la ministre, qui sont les responsables de la crise de vendredi dernier en gare Montparnasse et quelles sont les solutions pour que cette situation ne se reproduise pas ? Plus généralement, quels sont les investissements prévus pour moderniser les infrastructures ferroviaires et pour améliorer le service aux usagers, pour tous les Français qui se lèvent tôt et qui se couchent tard, qui attendent des solutions concrètes pour améliorer leurs trajets du quotidien ?