Pierre CabaréMadame la ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation, je suis élu d'un territoire où le secteur spatial français emploie 50 % de ses collaborateurs, soit 25 % de l'emploi du spatial européen. En tant que coprésident du groupe d'études aéronautiques et spatiales, j'ai eu l'honneur d'assister au dernier tir d'Ariane 5, à Kourou, à vos côtés et en présence de M. Sébastien Lecornu, secrétaire d'État auprès du ministre d'État, ministre de la transition écologique et solidaire, du coprésident du groupe d'études, M. Jean-Luc Lagleize, et du pilote émérite membre de l'Assemblée, M. Jean-Baptiste Djebbari.
Ce lancement est l'illustration d'une belle coopération entre pays européens. La Guyane française est un pas de tir exceptionnel, reconnu par le monde entier, et je tiens à souligner le travail accompli par le Centre national d'études spatiales – CNES –, qui assure un rôle central dans la coopération entre les acteurs industriels. Notre communauté scientifique se situe à un niveau d'excellence à l'échelle mondiale et nous devons maintenir cette réussite, ainsi que les moyens alloués à son financement. Ce leadership dans la production de satellites et de lanceurs nous impose de poursuivre une vision ambitieuse et commune pour notre politique spatiale.
Je souhaite donc vous interroger, madame la ministre, sur la continuité des engagements français dans les programmes spatiaux européens, et je voudrais même vous proposer, à vous-même et aux ministres concernés ici présents, de prendre, comme voilà dix ans, l'initiative d'un sixième conseil Espace avec nos partenaires européens et de proposer ainsi de nouvelles initiatives en matière de contribution des technologies spatiales à la lutte contre le changement climatique, à l'emploi et à la sécurité de l'Europe.
Je terminerai en insistant sur notre désir de rester ambitieux pour notre compétitivité et notre recherche, et conclurai d'une phrase : la principale richesse de l'Europe, c'est l'union.