Gérald Darmanin, ministre de l'action et des comptes publics. Monsieur le président de la commission des finances, je suis très heureux de vous retrouver en cette rentrée. Je vous sens en forme !
Vous évoquez un surfeur sans vague : ça s'appelle du paddle et c'est vous qui pédalez en l'occurrence, monsieur le président. Je n'ai pas bien compris le sens de votre question si ce n'est que vous ne souteniez pas forcément les options du Gouvernement. Nous aurons quatre mois pour en discuter côte à côte, avec, je crois, un certain respect mutuel.
Permettez-moi quand même de constater que, cette année, pour la première fois depuis vingt ans, et ce sera encore le cas l'année prochaine, pour les trois années du gouvernement d'Édouard Philippe et du Président de la République, notre pays est sous la barre des 3 %. Vous savez, monsieur Woerth, à quel point c'est difficile d'être sous la barre des 3 %, pour avoir malheureusement pu le constater vous-même lorsque vous étiez ministre.
Effectivement, monsieur le président Woerth, nous ne partageons pas les mêmes options économiques. Il faudrait d'ailleurs savoir quelles sont les options de l'opposition : entre ceux qui veulent augmenter le SMIC de 20 % et ceux qui pensent qu'il faut relever la TVA de deux points, on s'y perd !
Ce qui est certain, c'est que vous avez oublié la dimension sociale du travail que jadis nous défendions ensemble. Pourquoi ne plus parler des heures supplémentaires que la majorité est seule désormais à présenter aux Français, aux ouvriers, aux employés ?