Marguerite Deprez-AudebertMadame la présidente, mes chers collègues, ma question s'adresse à Mme Roxana Maracineanu, ministre des sports.
À Béthune, le Pélican Club a la chance de compter parmi ses nageuses une élève du lycée Blaringhem, Cyrielle Duhamel, qui semble suivre vos traces, madame la ministre. Cyrielle est double médaillée de bronze en championnat d'Europe junior ; elle a décroché en même temps son baccalauréat avec la mention très bien.
Tout le monde n'a pas la chance d'être aussi douée, ni de pouvoir apprendre à bien nager. Par les fortes chaleurs que nous avons connues cet été, le plaisir de la baignade peut malheureusement vite tourner à la tragédie comme en témoigne le nombre important de noyés recensés, chiffre qui a doublé en trois ans : 2 255 noyades ont en effet été constatées entre le 1er juin et le 30 août 2018, malheureusement suivies de 492 décès.
Certes, une partie de ces accidents relève d'un défaut de sécurité, notamment en ce qui concerne les enfants, mais selon l'enquête « noyades 2018 » de l'agence nationale de santé publique, un Français sur six déclare ne pas savoir nager. Cette dernière indique également qu'une part significative des accidents est corrélée à un niveau de natation insuffisant. Je serais presque tentée de vous interroger, chers collègues, avez-vous tous un niveau de natation suffisant ?
Comme savoir lire, écrire, et compter, il est primordial que les enfants sachent nager en sortant de l'école. Cet impératif revêt de surcroît une dimension de protection de la santé publique.