André VilliersNéanmoins, le malheur des uns fait le bonheur des autres. La viticulture, pour sa part, affiche une saison exceptionnelle. Après les années difficiles de 2016, marquée par le gel et la grêle, et de 2017, marquée par le gel, on peut qualifier l'année 2018 d'année du siècle, à tout le moins d'année de la génération.
Aussi, monsieur le ministre, je souhaite appeler votre attention sur la possibilité d'autoriser les viticulteurs de Chablis à augmenter, à titre exceptionnel, par dérogation, leur récolte de 20 %, au regard des conditions imposées et établies par l'INAO, l'Institut national des appellations d'origine.
La demande d'augmentation de rendement butoir afin de conserver davantage de volume en cave, au lieu d'être obligé de le distiller, s'avère la meilleure des « assurances-récoltes », préconisée dans une grande loi récente.
Ce dispositif porte un nom : le VCI – volume complémentaire individuel.
Le potentiel du vignoble chablisien, en année normale, s'élève à 40 millions de bouteilles, dont 70 % sont vendues à l'export, sans aide publique, favorisant ainsi notre balance commerciale.
Empêcherez-vous, monsieur le ministre, avec le pragmatisme qui vous caractérise, la distillation des volumes de vins de grande qualité en 2018, en prévision de futurs aléas ?