Nadia Hai...et je réponds : « Oui, hélas … »
Oui, madame la secrétaire d'État, vous voilà encore une fois sollicitée sur la question des violences faites aux femmes. Oui, nous avons de nouveau de quoi nous indigner quant aux droits des femmes dans un grand pays comme la France, où sévissent encore des esprits rétrogrades, obsédés par le populisme à tout prix, prêts à banaliser la violence et l'atteinte à la dignité des femmes.
Ma question fait suite à l'indignation suscitée par la campagne publicitaire de très mauvais goût diffusée dans la ville de Béziers – financée, qui plus est, sur les fonds publics. . L'écho dont elle bénéficie aujourd'hui n'honore aucunement son auteur, a fortiori élu de la République.
Certes, la liberté d'expression est un joyau de notre République. Pour autant, elle ne peut excuser l'atteinte aux autres libertés et à nos valeurs, en l'occurrence le respect des droits des femmes. Alors nous disons : « Non à la banalisation des violences faites aux femmes ! Non à la banalisation des propos sexistes et violents à l'égard des femmes ! Non à la banalisation des images réductrices de la place de la femme dans notre société ! »
Pour toutes ces femmes anonymes, victimes de violences chaque jour, il est de notre devoir de faire preuve d'une vigilance sans faille. Madame la secrétaire d'État, alors que nous nous apprêtons à légiférer contre les violences faites aux femmes, pourriez-vous indiquer à la représentation nationale la forme que peut prendre cette indignation collective au niveau de l'État ?