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🧭Gouvernement Philippe 2

















le président

La parole est à Mme Amélie de Montchalin, pour le groupe La République en marche.
Amélie de Montchalin

Monsieur le Premier ministre, je voudrais revenir sur la journée d'hier, une des plus importantes du début de ce quinquennat, car c'était la journée du productif, le fruit de six mois de réformes et le début d'une dynamique pour remettre vraiment notre économie en marche.
Pierre Cordier

Bla-bla-bla !
Amélie de Montchalin

Le matin, à l'Assemblée nationale, vous êtes venu soutenir le grand rendez-vous que les députés en marche de la commission des finances avaient donné aux acteurs financiers pour que l'épargne des Français redevienne pleinement utile à leur pouvoir d'achat, à la croissance et à l'emploi.

L'après-midi, à Versailles,…
Charles de la Verpillière

C'était ici qu'il fallait être : dans l'hémicycle !
Amélie de Montchalin

…avec le Président de la République, vous avez réuni les grands industriels internationaux pour entendre décrire leurs projets d'investissement dans notre pays, qui représentent 3,5 milliards d'euros et 2 000 emplois créés en France.

La cohérence de cette journée, c'est que la France saisit l'opportunité de la croissance en se posant la bonne question : comment investir dans notre avenir ? Cette grande journée n'aurait jamais été possible sans deux autres qui l'ont précédée : celles qui ont vu la ratification des ordonnances et le vote de notre budget. Nous le disons clairement, nous l'assumons : la fiscalité de notre capital était l'une des plus élevées d'Europe ; elle constituait un vrai repoussoir pour les épargnants français et les investisseurs étrangers ; elle organisait la fuite des projets de nos entrepreneurs, développés sur nos territoires, et vidait la France de ses emplois.

Il devient possible de doubler sur cinq ans l'investissement de l'épargne des Français dans les fonds propres des PME – les petites et moyennes entreprises – pour que celles-ci aient enfin les moyens de leur ambition, qu'elles puissent grandir et accompagner les entreprises étrangères qui s'installent.
Charles de la Verpillière

C'est lamentable !
Amélie de Montchalin

Le monde de la finance n'est ni sans nom ni sans visage ; il n'est pas notre ennemi.
Éric Straumann

Mais non ! Le monde de la finance, c'est votre ami !
Amélie de Montchalin

Ceux qui financent notre économie, ceux qui investissent en France doivent avoir avec nous des relations exigeantes, fermes, matures mais constructives.

Nous, députés de la commission des finances, allons suivre ce travail. Vous, monsieur le Premier ministre, comment allez-vous suivre la mise en œuvre des annonces faites à Versailles par ceux qui ont, comme nous, choisi la France ?
le président

Mes chers collègues, vous savez très bien que ce n'est pas parce que vous vociférerez que vous empêcherez un de vos collègues de poser sa question,…
Claude Goasguen

Il n'y a pas eu de question !
le président

…et sûrement pas Mme de Montchalin. Et ma remarque vaut aussi pour la réponse du Gouvernement qui arrive. La parole est à M. le Premier ministre.
Edouard Philippe,
Premier ministre.
Madame de Montchalin, votre question…
Éric Straumann

Quelle question ?
François Ruffin

Il n'y a pas eu de question !
Edouard Philippe,
Premier ministre.
…est centrale pour notre pays : c'est celle de l'investissement dans notre appareil productif, celle de la capacité des entreprises françaises et des entreprises étrangères installées en France à mobiliser des moyens et à investir dans notre pays, parce que les investissements d'aujourd'hui sont les emplois de demain.
Pierre Cordier

Ce n'est pas de vous ça !
Edouard Philippe,
Premier ministre .
Mesdames et messieurs les soi-disant insoumis, si vous voulez lutter contre les investissements en France, dites-le ! Expliquez à nos concitoyens que vous ne voulez pas d'investissements dans notre pays !
Jean-Paul Lecoq

C'est absurde !
Edouard Philippe,
Premier ministre.
Madame la députée, la question en débat hier, à la fois à l'Assemblée nationale et à Versailles, c'était la même : comment faire en sorte que les moyens financiers, que l'épargne nationale ou l'épargne étrangère soient mobilisés sur notre territoire, au service de la création d'emploi sur notre territoire, de la création de richesse sur notre territoire, pour une redistribution des richesses sur notre territoire. C'était ça, la question d'hier !
Éric Coquerel

Vous ne faites qu'enrichir les riches !
Edouard Philippe,
Premier ministre .
À cette question, madame la députée, nous apportons deux réponses.

D'abord, l'épargne nationale est importante – c'est une caractéristique française et une richesse française, puisque le taux d'épargne est plus élevé en France que dans d'autres pays comparables. Nous souhaitons qu'elle puisse être dirigée plus qu'aujourd'hui vers le financement des entreprises et l'accompagnement du développement à moyen et à long terme des entreprises. C'est sain : cela offre de la stabilité et permet le développement à long terme des entreprises françaises.

Ensuite, nous souhaitons faire en sorte que les entreprises internationales préfèrent investir chez nous qu'ailleurs. En disant cela, madame la députée, j'ai l'impression de formuler une sorte d'évidence, mais il est bon parfois de rappeler les évidences : nous avons besoin d'investissement, y compris étrangers.

Il se trouve – l'ensemble de ceux qui étaient présents hier à Versailles l'ont dit – que jamais les grandes entreprises internationales n'avaient eu autant envie d'investir en France.
Olivier Marleix

Sauf les chinoises !
Edouard Philippe,
Premier ministre .
Tant mieux, madame la députée !

Alors que peut-on faire maintenant ? Vous l'avez dit : créer les instruments, qui ne sont pas nécessairement des incitations fiscales,…
Éric Coquerel

Vous pensez à la flat tax ?
Edouard Philippe,
Premier ministre.
…pour diriger l'épargne vers des placements longs et vers le financement du développement des entreprises.

Ce sera l'un des objectifs de la loi préparée, discutée par le ministre de l'économie et des finances, qui, au printemps, viendra en discussion devant le Parlement : la loi PACTE – plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises. Dans le cadre de la préparation de ce texte, nous avons demandé aux acteurs du monde de l'épargne et de l'investissement de formuler leurs propositions et leurs avis pour faire en sorte, encore une fois, de mieux diriger l'épargne vers là où nous en avons le plus besoin : l'investissement des entreprises.
Éric Coquerel

Gattaz va être content !
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