Florence Parly, ministre des armées. Monsieur le président, mesdames et messieurs les députés, monsieur le député, permettez-moi de m'associer à la très vive émotion qui a traversé cette assemblée il y a quelques instants, lorsque nous avons appris le décès de deux de nos soldats au Mali. Permettez-moi également de saluer le courage de tous ceux qui, dans des pays lointains, font rayonner la France, sa voix, au prix de leur vie.
Vous m'interrogez, monsieur le député, sur les mesures que nous avons prévues, dans le cadre du projet de loi de programmation militaire qui sera prochainement soumis à votre examen, en faveur des personnels. Les conditions de vie, de travail et d'exécution des missions de nos soldats sont tout à fait prioritaires, et ce n'est pas un hasard si, avec le Président de la République et le Premier ministre, nous avons souhaité faire de ce sujet le tout premier chapitre de la loi de programmation militaire. En effet, avoir une loi de programmation militaire à hauteur d'homme correspondait très exactement à la vision que nous nous faisions des priorités.
Ce projet de loi de programmation militaire prévoit un investissement de 26 milliards d'euros pour les années 2019 à 2025, en faveur de l'amélioration de ce que nous appelons le quotidien du soldat. Ce budget, qui est considérable, est en hausse de 22 % par rapport à la précédente loi de programmation militaire, ce qui représente 640 millions d'euros supplémentaires par an en moyenne.
Qu'allons-nous faire de cette somme ? Nous allons, par exemple, doter nos soldats de treillis ignifugés : 100 % des personnels engagés en opérations militaires extérieures de la France, ou OPEX, en seront ainsi équipés dès 2020.