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🧭Gouvernement Philippe 2

















le président

La parole est à Mme Nathalie Elimas, pour le groupe du Mouvement démocrate et apparentés.
Nathalie Elimas

Madame la ministre des solidarités et de la santé, pendant plus de cinquante ans, notre politique familiale a reposé sur un principe fondamental : celui de l'universalité.
Gilles Lurton

Très bien !
Nathalie Elimas

Or, ce consensus historique a été mis à mal, sous les deux précédents quinquennats, par la modulation des allocations familiales et les deux baisses successives du quotient familial.
David Habib

Nous avons sauvé la politique familiale, au contraire !
Nathalie Elimas

C'est la raison pour laquelle nous n'acceptons de recevoir de leçons ni de la droite ni de la gauche de l'hémicycle.

La vitalité démographique de notre pays s'essouffle depuis quelques années à cause de ces coups, mais aussi du fait d'une confiance largement entamée. Les membres de la majorité s'attellent tous à restaurer cette confiance, mais elle a été quelque peu ébranlée hier par la polémique.
Pierre Cordier

C'est peu de le dire !
Nathalie Elimas

Nous sommes évidemment ouverts au débat sur la politique familiale qui, comme toute politique, peut être améliorée. Mais nous rappelons aussi qu'elle ne doit pas être confondue avec la politique sociale.
Fabien Di Filippo

C'est vrai !
Thibault Bazin

Heureusement, ils ont fait machine arrière !
Nathalie Elimas

Le fait d'accueillir un enfant ne peut être l'objet d'une redistribution, et ce serait d'ailleurs se tromper sur la nature de la politique familiale que de le penser.
Gilles Lurton

Très bien !
Nathalie Elimas

Le Président de la République s'est engagé sur le maintien, et même sur l'augmentation, du quotient familial.

Nous avons d'ailleurs soutenu cet engagement lors des débats sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2018, et le groupe MODEM réaffirme aujourd'hui son attachement au quotient familial.

Madame la ministre, parce que ce sujet suscite de nombreuses interrogations, pouvez-vous assurer à la représentation nationale que le quotient familial ne sera pas supprimé ?
Stéphane Le Foll

Chiche ! Faites une belle annonce !
le président

La parole est à Mme la ministre des solidarités et de la santé.
Agnès Buzyn,
ministre des solidarités et de la santé.
Madame la députée, vous l'avez dit, la politique familiale est un pilier historique de la Sécurité sociale. Elle touche directement la vie des Français. C'est, certes, un vecteur de réduction des inégalités, mais aussi de conciliation entre la vie familiale et la vie professionnelle, de soutien à la natalité.
Charles de la Verpillière

C'est le papier d'hier !
Agnès Buzyn,
ministre .
À de nombreuses occasions, et hier encore, j'ai pu dire mon attachement à sa préservation, y compris dans son aspect universel. L'adjectif « universel » signifie qu'à la naissance d'un enfant, toute famille, quel que soit son niveau de revenu, est aidée, que ce soit par les allocations, par une aide directe au mode de garde ou par l'avantage fiscal que représente le quotient familial.
Nathalie Elimas

Très bien !
Agnès Buzyn,
ministre .
En ce qui concerne le quotient familial, il n'est donc clairement pas question de le supprimer. Cela n'a d'ailleurs jamais été envisagé, et ce n'était pas dans le programme du Président de la République.
Pierre Cordier

Vous le direz à vos parlementaires !
Agnès Buzyn,
ministre.
Mais plutôt que d'adopter une approche strictement monétaire, la priorité du Gouvernement est surtout de développer des services et de l'accompagnement, qui permettent d'aider tous les parents au quotidien. Nous avons notamment trois objectifs : la conciliation entre la vie familiale et la vie professionnelle, avec le développement des solutions de garde d'enfants ; l'accompagnement de la parentalité très tôt, dès l'annonce d'un enfant, et des moments de vie qui peuvent nécessiter une aide particulière – je pense notamment à l'adolescence ; la prévention et l'amélioration du repérage des situations de rupture, des accidents de la vie à même de déstabiliser les familles, qui justifient une aide – cela peut être le cas lors de la séparation des parents ou de l'annonce d'une situation difficile, comme un handicap ou une maladie. En ce qui concerne la réduction des inégalités, elle passera par la création de places en crèches dans les endroits du territoire où l'offre est insuffisante.

Comme vous pouvez le constater, pour le Gouvernement, la politique familiale doit être protégée, et non supprimée.
Fabien Di Filippo

Vous pourriez applaudir, monsieur Chiche !
🚀