Benjamin Griveaux, secrétaire d'État. Vous êtes, pour un mois encore, un spécimen unique dans cet hémicycle, puisque vous cumulerez durant ce laps de temps les fonctions de député et de maire.
Je reconnais dans vos propos ceux d'une campagne électorale, qui s'est terminée dimanche soir, et non pas ceux d'un parlementaire qui connaît bien ces bancs et qui est confronté à la réalité. Vous êtes, je crois, dans un déni de réalité, parce que vous devez mettre en conformité et en cohérence les propos que vous avez tenus durant une campagne électorale brillamment remportée et la réalité des votes qui ont été ceux du groupe auquel vous appartenez.
Vous avez expliqué qu'il faut tenir compte des difficultés que rencontrent les territoires, les réparer, et vous avez mentionné le Gâtinais que vous connaissez bien et dont il ne faut pas méconnaître, en effet, les difficultés. Mais que n'avez-vous voté la suppression de la taxe d'habitation, qui est l'impôt le plus injuste pour les territoires difficiles de la République !