Bruno BildeMonsieur le ministre de l'intérieur, les cérémonies d'hommage qui deviennent rituelles, ces images de cercueils alignés après les tueries de masse, des décorations remises à titre posthume, ces marches blanches qui témoignent du désarroi devant des crimes odieux, ces hommes et ces femmes qui meurent à la terrasse d'un café ou en faisant leurs courses… C'est le spectacle habituel auquel nous assistons, résultat du laxisme et du laisser-aller contre le terrorisme islamiste.
En un an, vous n'avez fait qu'envoyer les signaux de la résignation, pour ne pas dire de la capitulation. Tout juste une petite loi de police administrative qui ne règle rien ! Je sais que ce sujet vous dérange beaucoup !
Vous en êtes à vous vanter, monsieur le ministre – absent cet après-midi – d'avoir expulsé une vingtaine de fichés S ! Mais pour combien de centaines encore en liberté, dangereux et susceptibles de passer à l'acte, aujourd'hui ou demain ? L'impardonnable, c'est ce fatalisme et cette résignation que vous opposez aux terroristes , c'est d'avoir laissé s'installer la haine anti-française, la haine antisémite, la haine homophobe et la haine contre nos forces de l'ordre.