Alain BruneelMonsieur le Premier ministre, entendez-vous ce front commun de la contestation qui résonne dans tout le pays ? Entendez-vous cette volonté d'être constructif et d'être force de proposition ?
Entendez-vous les avocats, les magistrats qui plaident contre la réforme judiciaire et qui tiennent audience sur le pavé ?
Entendez-vous les cheminots qui ont emprunté la voie de la résistance pour défendre le service public et cette belle entreprise qu'est la SNCF ?
Entendez-vous la jeunesse, l'avenir de notre pays, à qui le Gouvernement met des bâtons dans les roues ?
Entendez-vous les personnels des hôpitaux et des EHPAD, à bout de souffle, qui puisent dans leurs réserves physiques pour être près des patients ? Manque de moyens, manque de personnel, c'est de la non-assistance à personne en danger !
Entendez-vous les électriciens, les citoyens qui font barrage contre la privatisation du patrimoine hydroélectrique français ?
Entendez-vous les retraités, pour certains obligés de travailler pour survivre, et dont le pouvoir d'achat a été amputé par l'augmentation de la CSG ? Ils sont indignés !
Entendez-vous les postiers, les agriculteurs, les salariés d'Air France, des grandes surfaces, de la métallurgie et tous ceux que je n'ai pas cités ?
Le train des luttes vient de passer la frontière et s'installe désormais en Allemagne, votre modèle économique.