Francesca PasquiniJe fais remarquer la présence dans ce cortège d'anciens trésoriers du microparti de Mme Le Pen ainsi que des membres du groupe Union défense et d'anciens membres des Zouaves Paris. Eh oui, on ne masque pas ses origines si facilement !
Cette manifestation n'a pas été interdite car, selon le préfet de police de Paris, elle ne constituait pas un risque de trouble à l'ordre public. Elle a donc été autorisée et encadrée par la police, comme chaque année. Pourtant, ce n'est pas parce que l'ennemi est silencieux et marche au pas sans déborder qu'il n'est pas dangereux. Comment célébrer le 8 mai 1945 sans dénoncer la violence intrinsèque de ces groupes d'extrême droite ? Il est inconcevable que l'État ne les considère pas, par leur essence même, comme un trouble à l'ordre public. L'État était fondé à interdire ce cortège, car, pour reprendre les mots de l'ancien président de la République italienne Sandro Pertini « le fascisme n'est pas une opinion, mais un crime » !
Bien que ces manifestants aient tenté de dissimuler leur identité, nous ne sommes pas dupes. Nous saurons toujours reconnaître, même sous les tissus les plus sombres, les ennemis de la République. Vous préférez vous en prendre à ceux qui battent le pavé à visage découvert pour défendre leur droit à la retraite et à la démocratie plutôt qu'à des néonazis.