🤔Fibre optique : difficultés commerciales rencontrées par les RIPM. Sébastien Leclerc interroge M. le secrétaire d'État, auprès du Premier ministre, chargé du numérique, sur les conditions du déploiement de la fibre optique en France et sur les difficultés que rencontrent certains territoires dans cette démarche. Il prend l'exemple du département du Calvados, où le conseil départemental a lancé, dès 2011, un projet de couverture de près de 700 communes (plus de 400 000 prises à terme) par le procédé du FTTH, ce
via un RIP déployé dans le cadre d'une délégation de service public. Il considère que ce procédé du RIP, réseau d'initiative publique, apparaît comme le plus pertinent pour offrir aux habitants un choix entre plusieurs opérateurs, dans le but que les habitants puissent bénéficier du meilleur service au meilleur coût. Il lui fait part des difficultés que connaît le RIP départemental du Calvados, où aujourd'hui 85 000 prises sont actives et donc utilisables par les habitants concernés, mais où le taux d'abonnement sur ce réseau fibre est actuellement inférieur à 2 %, principalement du fait que les grands opérateurs « boycottent » pour le moment ces RIP, ne laissant agir que des opérateurs dits « alternatifs », qui ne paraissent pas en mesure de convaincre les clients potentiels de souscrire auprès d'eux. Il considère que ce constat d'un très faible taux d'abonnement est une déception, parce que beaucoup d'argent public (65 millions d'euros) a été utilisé pour construire ce réseau. Ensuite, que cette sous-commercialisation de l'offre existante remet en cause le modèle économique du RIP où les recettes générées par les premiers abonnements devaient permettre de financer la complétude du réseau. Il lui demande quelles mesures la puissance publique compte prendre pour inciter, voire contraindre, les grands opérateurs à offrir leurs services sur ces RIP et il lui demande également quelle est la position sur ce sujet de l'État en tant qu'actionnaire d'un des principaux opérateurs.