🤔CETAM. Nicolas Dupont-Aignan appelle l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de l'alimentation sur les menaces que fait peser l'accord commercial franco-canadien CETA sur l'agriculture française, comme sur la qualité de vie des citoyens. Le salon de l'agriculture va s'ouvrir dans un climat de haute tension et il est à craindre que le discours compassionnel qu'on leur sert suffise à apaiser la colère des producteurs et des éleveurs. En effet, si la politique du « en même temps » fait jubiler les élites, elle ne trompe plus ceux qui ne parviennent pas à tirer un tiers de Smic de leur travail. En réunissant les États généraux de l'alimentation, on leur a donné l'espoir d'améliorer leur sort en inversant le principe de fixation des prix et en ajustant les prix de consommation aux prix de production et non l'inverse. On verra si les intermédiaires et les grands groupes de distribution jouent le jeu. Hélas, « en même temps », ils apprennent que la réforme européenne des zones défavorisées, qui est entrée en vigueur le 15 février 2018, va priver d'aides communautaires un grand nombre de départements agricoles français. Comment accepter cette réforme qui s'est faite sans dialogue, par des technocrates jouant au Monopoly sur la carte des régions européennes ? Enfin, « en même temps » toujours, et contrairement à ce qu'avait promis le Président de la République, Emmanuel Macron, l'accord commercial franco-canadien CETA, frère jumeau du TAFTA, est entré en application avant sa ratification par le Parlement. De quoi s'agit-il pour les agriculteurs et les éleveurs français ? D'un accord perdant-perdant, qui permettra d'inonder le marché français de produits alimentaires ne respectant aucune des normes nationales sociales, sanitaires et environnementales. Autant dire laisser les producteurs français étouffer sous les normes, lorsque leurs concurrents feront leurs choux gras en s'en affranchissant. Il y a des mois que M. le député demande l'organisation d'un référendum sur ce funeste traité ! M. le ministre n'a pas le droit de sacrifier à la fois la survie des agriculteurs et des éleveurs et la santé des consommateurs. Il souhaite savoir également s'il demandera au peuple s'il est prêt, avec le CETA, à se faire hara-kiri.