🤔Plan « Action coeur de ville »M. Erwan Balanant attire l'attention de M. le ministre de la cohésion des territoires sur le plan « Action cœur de ville ». Ce plan, doté de 5 milliards d'euros sur 5 ans, a désigné les villes qui seraient attributaires des crédits nécessaires à la revitalisation de leurs centres. Cette action, qualifiée comme étant « une expression de la nouvelle politique de cohésion des territoires, au service de leurs habitants », confirme l'attachement du Gouvernement au développement de territoires abritant 35 % de la population française. Si son initiative ne peut être que saluée, il s'interroge sur la qualité des critères retenus puisque seules les communes ayant un « rayonnement régional » ou toutes celles jouant un rôle de « centralité pour leur bassin de vie » sont éligibles au financement et semblent avoir été sélectionnées. Dans le Finistère, Morlaix et Quimper font partie des « 222 heureuses élues nationales » et il les félicite. Le Finistère a d'importantes particularités : une spécificité agricole et agro-alimentaire dynamique certes, mais aussi fragile ; un caractère péninsulaire qui appelle un effort d'avenir sur lequel le Gouvernement s'est d'ailleurs engagé après l'abandon du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ; un fort maillage de villes petites et moyennes. Autant de caractéristiques qui l'amènent à l'interroger sur la situation de ces petites villes qui ont le sentiment de n'appartenir à aucune catégorie éligible aux dispositifs de l'État, contrats de ruralité ou, en l'espèce « Action cœur de ville ». Il prend ainsi l'exemple de Concarneau et Quimperlé qui possèdent un caractère éminemment central dans le développement économique du département, entre territoire maritime dynamique, territoire d'innovations, territoire d'équilibre, territoire durable ; autant de sources d'attractivités qu'il convient de préserver et d'alimenter. Si les villes moyennes sont l'identité de la France et des moteurs de développement longtemps négligés, il lui demande s'il est prévu, au cours des cinq années que recouvre l'action cœur de ville, de revoir ou de compléter la liste des villes attributaires des crédits et quelles actions il compte engager pour ces petites et moyennes villes (PMV) qui se sentent écartées du dispositif existant et dont les élus communaux et intercommunaux luttent chaque jour pour leur revitalisation.