🤔Lutte contre les drogues et les conduites addictivesMme Marie-Pierre Rixain attire l'attention de M. le ministre d'État, ministre de l'intérieur, sur la consommation et le trafic de stupéfiants, qui constituent un défi global adressé à l'ensemble de la société. De la santé à la sécurité, de l'éducation à la justice, la lutte contre les drogues et les conduites addictives est une priorité transversale. Le constat est national : 17 millions de Français ont déjà consommé du cannabis, 9 % des jeunes de 17 ans sont des fumeurs réguliers. 2,2 millions de personnes ont déjà consommé de la cocaïne, 450 000 sont des usagers actuels et 3,2 % des jeunes ont déjà été consommateurs. La puissance publique fait face en donnant une réponse forte : sur le territoire national, 71 tonnes de cannabis, 8,5 tonnes de cocaïne et 1,2 million de comprimés d'ecstasy ont été saisis en 2016. À Longjumeau, la situation des 900 logements des quartiers de la Rocade et de Bel-Air est tant révélatrice qu'édifiante. C'est une véritable organisation parallèle qui ronge la vie quotidienne des habitants : contrôle des halls d'immeuble, cris nocturnes incessants, fouilles corporelles, dégradations de biens, intimidations. Mme la députée constate aussi avec satisfaction que l'État impose l'ordre républicain et le respect de la loi en engageant des moyens forts pour Longjumeau : début 2017, une brigade anti-criminalité de jour a été créée puis en janvier 2018, un dispositif destiné à lutter 7 jours sur 7 contre le phénomène a été activé. Ces interventions, auxquelles est associée la police municipale, conduisent à des interpellations quasi-quotidiennes qui perturbent l'organisation du trafic. Depuis le début de l'année 2018, 32 individus ont été interpellés, sans compter les mineurs, encore plus nombreux, qui jouent le rôle de guetteurs. La nouvelle police de sécurité du quotidien doit venir renforcer cette action volontariste. Elle permettra une approche plus locale, plus fine et plus à l'écoute des Français habitant en particulier dans les lieux touchés par les trafics. De même, la mise en place d'une amende forfaitaire imposable immédiatement aux consommateurs en remplacement d'une politique pénale inadaptée doit dissuader les usagers. Cela doit également abonder le financement d'une large politique de prévention des addictions en milieu scolaire, dans les entreprises, auprès des étudiants et de l'ensemble des citoyens. En tant que vice-présidente du groupe d'études de lutte contre les addictions, elle salue les annonces qui ont été faites en ce sens par Édouard Philippe et Agnès Buzyn lors de la présentation du plan national de santé publique dédié à la prévention des addictions. Il est en effet indispensable d'adopter une approche intégrée qui comprenne le respect de loi et la promotion de la prévention et de la santé dans une stratégie globale. M. le ministre, par son action, replace la République au cœur des quartiers afin d'y rétablir la sérénité. Elle sait son action et sa détermination à ne pas délaisser ces quartiers. Dans ce combat, répression et prévention doivent aller de pair. Elle lui demande s'il peut lui préciser comment le Gouvernement entend synchroniser au niveau interministériel les réponses préventives et répressives à la drogue, aux conduites addictives et au trafic de stupéfiants.