🤔Avenir des moteurs thermiques en Europe.M. Pierre Cordier appelle l'attention de Mme la ministre de la transition énergétique sur l'avenir des moteurs thermiques en Europe. Le vote des ambassadeurs de l'Union européenne, qui devait être une simple formalité le mardi 7 mars 2023, a été reporté
sine die. Il fallait en effet un vote qualifié, c'est-à-dire le vote des pays représentant tous ensemble 65 % de la population européenne. Or trois pays étaient déjà défavorables au tout électrique en 2035 : l'Italie, la Bulgarie et la Pologne. Ce veto donne de l'espoir aux entreprises ardennaises des filières forge, estampage et fonderie, ainsi qu'aux entreprises d'usinage, car la fin des moteurs thermiques entraînerait de nombreuses suppressions d'emploi dans les Ardennes. En effet, les moteurs électriques comptent une vingtaine de pièces alors que les moteurs à combustion peuvent en compter environ 2 000 ! Plus de 13 000 emplois directs sont menacés sur le territoire français par le passage au « tout électrique » à horizon 2035. Par ailleurs, depuis le vote de la loi d'orientation des mobilités fin 2019, les entreprises rencontrent des difficultés pour recruter car l'annonce de l'interdiction des moteurs des thermiques en 2040, puis en 2035, a dissuadé les candidats de s'inscrire dans les formations initiales ou continues pour les métiers de la forge et de la fonderie. En novembre 2022, M. le ministre des transports Clément Beaune évoquait l'idée d'une clause de revoyure en 2026 afin de « ne pas tuer notre industrie européenne, parce qu'il y a des continents qui vont un peu moins vite que nous ». Il souhaite par conséquent connaître la position du Gouvernement sur cette question car les entreprises françaises ne peuvent pas rester dans une situation aussi floue.