Valérie BeauvaisMonsieur le ministre de l'éducation nationale, ma question porte sur la violence à l'école. La publication ce week-end d'une vidéo où l'on voit un élève menacer sa professseure avec une arme factice a suscité l'indignation.
La violence à l'école n'est certes pas un phénomène nouveau. Toutefois, depuis dix-huit mois, vous n'avez pris rigoureusement aucune mesure visant à mieux protéger les enseignants et les élèves victimes de tels actes inacceptables.
Comme le disent de nombreux enseignants, votre réponse tient dans un leitmotiv : « Pas de vagues ! ». Pour toute réaction, vous dites vouloir encourager l'interdiction du téléphone portable dans les établissements scolaires. Quel mépris pour cette enseignante qui a été menacée ! Quel aveu d'impuissance, quand le mal est si profond !
Vous le savez bien, la majorité des principaux de collège ne prévoient pas de modifier leur règlement intérieur. Votre mesure d'interdiction du téléphone portable à l'école sera donc totalement vaine.
Monsieur le ministre, vous êtes le ministre des grands discours et des déclarations d'intention. Vous êtes surtout le ministre de l'impuissance politique. En réalité, vous êtes dans l'incapacité de diriger votre administration.
Il y a un décalage énorme entre vos paroles et vos actes. Vous affirmez encourager l'inclusion scolaire, mais vous ne proposez rien pour ce faire. Pire : vous repoussez la proposition de loi du groupe Les Républicains visant à favoriser le recrutement d'auxiliaires de vie scolaire, alors que mille élèves en situation de handicap attendent toujours d'en bénéficier.