Sophie Cluzel, secrétaire d'État chargée des personnes handicapées. Merci pour votre question, madame la députée, qui souligne l'engagement de l'ensemble des membres du Gouvernement au sein du comité interministériel du handicap. Changer le quotidien des personnes handicapées, ce ne sont pas de vains mots. Les personnes dont le handicap n'est pas susceptible d'évoluer favorablement n'auront plus à en apporter la preuve tous les quatre ans, comme c'est le cas actuellement , pour bénéficier de l'allocation aux adultes handicapés, de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé ou de la carte « Mobilité inclusion ». L'ouverture de ces droits leur sera attribuée à vie.
Nous simplifions également la vie des parents en attribuant l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé jusqu'à ce qu'il ait vingt ans. Et tout cela dès le 1er janvier 2019. Dans la continuité, nous rouvrons le chantier très attendu de la prestation de compensation du handicap.
Parlons également de la citoyenneté des personnes handicapées. Les personnes majeures sous tutelle vont bénéficier d'un droit de vote inaliénable ; elles auront le droit de se marier, de se pacser, de divorcer, de se soigner sans recourir à l'autorisation judiciaire avec l'accompagnement des tuteurs. Faire émerger la parole de ces personnes est un enjeu éthique.
Je rappelle, par ailleurs, qu'à côté des deux chantiers phares, école et emploi, nous accentuons ce virage inclusif. Dans les crèches, chez les assistantes maternelles, l'accueil des enfants sera facilité par une majoration financière. Dans les transports publics, la gratuité des accompagnants sera instaurée. Dans les immeubles neufs collectifs, les ascenseurs seront installés dès le troisième étage. Nous garantirons par ailleurs une meilleure complémentaire santé. Voilà un aperçu des avancées concrètes, signal du virage inclusif, je le répète, engagé par le Gouvernement.
Je rappelle, enfin, que, dès le 1er novembre, l'allocation adulte handicapé augmentera de 40 euros par mois pour atteindre désormais 860 euros. Ce ne sont pas de vains mots, mais bien des actes.