Florence Parly, ministre des armées. Monsieur le député, au cours de mes rencontres et de mes déplacements, j'ai acquis la conviction qu'il n'y avait pas de soldats forts sans familles heureuses. C'est pourquoi, il y a un an, j'ai lancé un plan famille sans attendre la loi de programmation militaire , avec pour objectif d'améliorer concrètement et rapidement la vie quotidienne de nos soldats, de nos militaires, de nos civils et de leurs familles.
À l'heure du premier bilan, les résultats sont là : 70 % des mesures du plan ont été lancées ou mises en œuvre. Je voudrais m'arrêter sur l'une d'entre elles, très emblématique : la notification au moins cinq mois à l'avance des avis de mutation. Nous avons atteint notre objectif, puisque plus de 70 % des avis de mutation ont été notifiés dans les délais.
Nous avons également créé 200 places de crèche supplémentaires et, surtout, couvert en Wi-Fi gratuit 100 000 lits ou lieux de convivialité – cette mesure était très attendue, car elle améliore le quotidien de chacun.
Ce plan famille connaîtra des développements, puisque la loi de programmation militaire en assure le financement, à hauteur de 530 millions d'euros. De nouvelles étapes vont être franchies très rapidement : dès le 1er janvier prochain, grâce à la convention signée avec la SNCF, les familles de nos militaires pourront voyager avec des réductions atteignant 30 % sur les grandes lignes, même en l'absence du militaire, ce qui n'était pas le cas jusqu'à maintenant.
Il fallait agir et le faire rapidement, car il n'y a pas de soldats forts sans familles heureuses ; or, lorsque l'on recrute un soldat, c'est une famille qui s'engage ! Je suis fière de pouvoir dire que mon action au quotidien est guidée par l'humain d'abord !