Élisabeth Borne, ministre chargée des transports. Je commence par vous adresser toutes mes félicitations pour votre élection, dimanche dernier.
Nous entendons beaucoup, ces derniers jours, la colère de nos concitoyens en régions. Mais je connais aussi, comme vous, l'impatience légitime des Franciliens, et particulièrement de ceux qui empruntent le RER D. Ils veulent que leurs conditions de transport s'améliorent.
L'engagement de l'État est d'accompagner les collectivités territoriales pour répondre aux besoins de transports du quotidien. C'est le sens de la loi que j'ai présentée lundi dernier.
En Île-de-France, nous prévoyons d'augmenter massivement les investissements dans les transports au cours du quinquennat ; nous doublons les investissements de l'État et de la société du Grand Paris. C'est sans précédent.
En grande couronne, en particulier, j'ai lancé ce matin le chantier du prolongement du RER E vers l'ouest ; il desservira la vallée de la Seine dès 2024. Quant aux schémas directeurs du RER, en particulier de la ligne D, les investissements qui y sont inscrits sont sans doute moins visibles, mais indispensables pour plus de régularité et pour des fréquences accrues : le contrat de plan État-région prévoit pour cela 1,3 milliard d'euros. Je pense aussi au tramway T12, entre Massy et Évry, qui sera mis en service en 2022.
Derrière ces chiffres, notre objectif, avec ces grands projets, est de promouvoir la qualité de la vie, un développement économique durable et la cohésion des territoires. La lutte contre les zones blanches de la mobilité concerne aussi l'Île-de-France, ses quartiers de politique de la ville et la grande couronne.