Édouard Philippe, Premier ministre . Je me permets d'observer, monsieur le député - et vous le savez du reste parfaitement, à moins que cela ne vous ait échappé -, que le précédent président de la République pensait qu'un jour, le CICE pourrait être transformé et que son fonctionnement actuel serait remplacé par un abaissement de charges. Vous le savez parfaitement, mais peut-être l'avez-vous oublié.
Notre objectif n'est pas de nous affranchir des considérations liées à la compétitivité de l'économie française. La nécessité de prendre en compte le coût du travail et de faire en sorte que le coût du travail et les dispositifs fiscaux permettent aux entreprises françaises d'être compétitives ne nous a pas échappé. Certains peuvent le regretter et imaginer que, dans un monde parfait, cette compétition entre les systèmes fiscaux n'existerait pas – je ne dis pas que c'est ce que vous souhaitez, mais je sais que c'est ce que certains espèrent.
Nous partons de la réalité, qui est que nous devons préserver un cadre fiscal compétitif pour les entreprises, afin qu'elles soient compétitives et que notre territoire national soit attractif.
Quant aux mesures annoncées par le Président de la République, elles visent à rémunérer le travail.