Jean-Paul MatteiMadame la Première ministre, mardi dernier, un drame s'est produit avec la mort du jeune Nahel, drame pour lequel c'est encore le temps du deuil ; c'est aussi le temps de la justice, qui doit suivre son cours dans le respect des principes de l'État de droit. Depuis, des quartiers entiers, dans nos métropoles comme dans nos territoires, se sont enflammés : plus de 5 000 véhicules incendiés, 1 000 bâtiments brûlés, dégradés ou pillés, des centaines de mairies, services publics ou commissariats attaqués. Ces exactions doivent être condamnées à toute force parce qu'elles détruisent des biens communs, des familles entières et désespèrent de nombreux acteurs qui sont, tous les jours, sur le terrain. L'État a répondu rapidement et vigoureusement, tant par le nombre des membres des forces de l'ordre mobilisés que par les actions de la justice très rapidement engagées.
Je veux saluer le courage et le sang-froid des policiers et des gendarmes, celui des pompiers aussi bien sûr. Je veux aussi saluer les maires, serviteurs de la République, qui ont été au front jour et nuit depuis mardi : ils sont au centre de toute action et victimes, souvent, d'agression et même désormais leur famille se retrouvent en première ligne. C'est inacceptable. Sans eux, notre république n'est rien, ou bien peu de chose. Et je sais qu'ils n'ont jamais l'esprit libre, même s'ils ont à leur côté tous les bénévoles, leur conseil municipal, le corps enseignant et le monde associatif. Au nom du groupe Démocrate, je veux particulièrement rendre hommage aujourd'hui aux maires et vous demander, madame la Première ministre, de leur apporter tout le soutien dont le Gouvernement est capable.