Laurent MarcangeliMadame la Première ministre, notre pays a vécu, ces derniers jours, des heures effroyables. Rien – rien ! – ne peut justifier de s'attaquer à des écoles, à des bibliothèques, à des locaux d'associations qui œuvrent pour le bien commun. Nos concitoyens voient leurs voitures brûler ; des commerçants, leurs magasins pillés ; des policiers, des élus et parfois même de simples passants qui se trouvent au mauvais endroit, au mauvais moment, sont attaqués sauvagement.
Je tiens avant tout à saluer, au nom du groupe Horizons et apparentés, le travail exceptionnel réalisé par nos forces de secours et de sécurité. Elles ont souvent été mobilisées sur des territoires qui n'étaient pas les leurs, dans les conditions extrêmement difficiles que nous connaissons tous. Nous souhaitons aussi rendre hommage à l'engagement sans faille dont font preuve nos élus de terrain, qui refusent de reculer face aux menaces et aux agressions.
Mes chers collègues, il n'y a aucune revendication sociale à trouver dans ces agissements inacceptables, aucune colère légitime, aucune excuse, mais seulement des actes de sécession d'une minorité qui rejette toute autorité. Ces rejets de l'ordre républicain se font au détriment de dizaines de millions de Français qui n'ont qu'une seule envie, une seule demande : celle d'un cadre de vie paisible pour eux et pour leurs familles.