Thomas MénagéPlus aucun territoire n'est à l'abri de l'ensauvagement.
À Montargis, comme dans de nombreuses petites villes, c'est tout un tissu commercial qui est aujourd'hui à l'arrêt.
Dans un contexte économique difficile, après la crise sanitaire et alors que l'inflation explose, les commerçants ont besoin de mesures bien plus ambitieuses que l'annonce de reports de charges et la diligence des assurances et des banques.
Ils attendent des mesures fortes pour que soient indemnisées les pertes liées aux périodes où ils ont été contraints de fermer pour leur sécurité et, surtout, les pertes liées à la baisse à moyen terme de la fréquentation, qui touche tous les commerçants des centres-villes concernés.
Monsieur le ministre, nos commerçants sont en colère. Comprenez leur ras-le-bol, le ras-le-bol de ceux qui se lèvent tôt pour aller travailler, qui font vivre les centres-bourgs et qui ont vu leur outil de travail détruit en une nuit par de jeunes sauvages ; le ras-le-bol de ceux qui financent, par leur travail et avec leurs impôts, les aides sociales dont bénéficient certains parents de ces casseurs.