Meyer HabibMa question s'adresse à Mme la ministre de la culture.
« Levez-vous monsieur Hitler ! Il y a des personnes qui ont besoin d'être brûlées ! »
« Il incombe à chaque Palestinien de tuer un Juif et l'affaire est close. » Ce ne sont pas les propos d'un djihadiste, ni ceux de Salah Hamouri, terroriste du Front populaire de libération de la Palestine, reçu en héros à l'Assemblée nationale par l'extrême gauche, et qui donne des conférences dans nos prisons, avec l'accord de la Chancellerie, monsieur le garde des sceaux. Ce sont des tweets de journalistes de la chaîne arabophone de France 24 appelant à la haine des Juifs. Trois des quatre journalistes mises en cause sont toujours en poste et rémunérées par les impôts des Français. Aucune réaction de votre part face à ces propos néo-nazis, vous qui vous alarmez le dimanche matin pour nos valeurs républicaines quand Geoffroy Lejeune, jugé d'extrême droite est nommé à la tête du Journal du dimanche.
La vérité est cruelle. Comme le ministre de l'Éducation nationale, vous êtes terrorisé par le pluralisme des médias, vous qui êtes si prompte à qualifier Bolloré, Europe 1 et CNews d'ennemis de notre démocratie ! Pour vous, tout ce qui est à droite, patriote ou intransigeant avec l'immigration et l'insécurité est taxé d'extrême droite.
En revanche, vous gardez le silence sur l'antisémitisme niché durablement au cœur du service public. Notre démocratie mérite mieux que la « reductio ad hitlerum » théorisée après-guerre par les staliniens, et reprise ce dimanche par Mélenchon et ses propos mensongers et scandaleux sur le président du Conseil représentatif des institutions juives de France – le Crif –, le jour de la commémoration de la rafle du Vel' d'Hiv'.
La bête immonde a de vrais fantassins dans l'espace politique et médiatique, mais vous vous trompez de tanière. Votre croisade moralisatrice masque mal votre complaisance à l'égard du nouvel antisémitisme qu'est la diabolisation d'Israël, si présent dans le service public et qui tue en France, de Toulouse à Sarah Halimi.
Rappelez-vous les mensonges et les terribles conséquences de l'affaire al-Durah. Madame la ministre, pourquoi cette hémiplégie intellectuelle ? N'oubliez jamais que votre ministère est celui de Malraux, cet immense combattant contre l'antisémitisme. Mettez à lutter contre lui le même zèle que celui que vous déployez contre Vincent Bolloré, à moins que, pour vous, un milliardaire catholique breton soit plus dangereux pour la démocratie que les islamistes et les antisémites.