Aurélie TrouvéMonsieur Le Maire, vous récusez « cette idée qu'il y a un appauvrissement de la société française ». Est-ce à dire que les centaines de milliers de personnes qui doivent sauter des repas n'existent pas pour vous ? C'est pourtant le cas d'une personne sur trois désormais dans notre pays. Est-ce à dire que toutes celles qui allongent les files de l'aide alimentaire n'existent pas non plus pour vous ? Nos concitoyens ont faim et, dans quelques semaines, ils auront froid faute de pouvoir payer le chauffage.
Face à la flambée des prix, vous êtes enfermés dans votre extrême libéralisme et, au fond, vous ne voulez rien faire. Mais comme il faut tout de même occuper l'espace, vous faites n'importe quoi. Vous sortez d'on ne sait où la revente à perte, une ineptie totale qui a coalisé tous les acteurs économiques contre vous – chapeau !
Depuis, le Président de la République a reculé et annoncé d'autres gadgets inutiles – le chèque carburant, la vente à prix coûtant –, qui, au mieux, feront gagner quelques euros par mois aux Français, mais à une partie seulement.
Vous faites n'importe quoi parce qu'en réalité, vous refusez de vous en prendre aux riches et aux multinationales, que vous servez depuis le début ! Grâce à vous, les marges des grands pétroliers et des multinationales de l'agroalimentaire n'ont jamais été aussi élevées dans l'histoire des statistiques ! Et ce sont bien ces marges qui font monter les profits des actionnaires,…