Cyrille Isaac-SibilleMa question s'adresse à Aurélien Rousseau, ministre de la santé et de la prévention.
Toutes les politiques publiques reflètent la vision d'une action, qui se manifeste au moyen de débats autour de la stratégie ou de lois d'orientation. En matière de santé, lors de la précédente législature, nous avions fixé un cap : Ma santé 2022. Aujourd'hui, alors que va commencer l'examen du nouveau projet de loi de financement de la sécurité sociale, qui n'est que la traduction budgétaire annuelle d'une politique, les parlementaires ont besoin de connaître votre vision.
Voilà plusieurs mois que vos services travaillent sur un document qui définit la trajectoire pluriannuelle de la politique de santé, désigné sous le nom de « stratégie nationale de santé ». Ce document consacre une place importante à la prévention. C'est pourquoi nous saluons l'annonce de deux mesures phares dans le prochain PLFSS, à savoir la vaccination généralisée contre le papillomavirus et le traitement préventif contre la bronchiolite. Pour qu'une politique de prévention soit efficace, nous devons concentrer nos efforts sur quelques priorités. Je vous en proposerai deux : le surpoids et la santé mentale. Beaucoup de propositions intéressantes figurent dans cette stratégie nationale de santé ; aussi, je conseille à tous mes collègues d'en prendre connaissance. Parmi ces propositions, j'ai notamment défendu la création d'un brevet de santé publique et la formation de 300 000 secouristes en santé mentale.
Monsieur le ministre, pouvez-vous nous proposer, en application de l'article 50-1 de la Constitution, un débat devant le Parlement – donc devant la nation – afin d'exposer votre stratégie nationale de santé ?