Marine Le PenMa question s'adresse à Mme la Première ministre. Il y a un an, lorsque vous étiez ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion, vous avez commandé à Mme Erhel un rapport sur la reconnaissance des métiers de deuxième ligne – ces métiers qu'on ne peut pas exercer à distance, et sur lesquels la France s'est reposée durant la crise du covid : conducteurs, agents d'entretien, caissiers, ouvriers de manutention, charcutiers, ou encore, bien sûr, boulangers. L'objectif était alors de revaloriser ces métiers absolument essentiels à la vie de la nation.
Vous voici à Matignon, et, comme le rappelle France Info, 80 % des boulangers risquent la faillite. Vous les laissez désormais en première ligne face aux énergéticiens pour renégocier leurs contrats. C'est vous qui devriez être en première ligne pour stopper la flambée des prix de l'électricité ! C'est vous qui devriez renégocier les clauses du marché européen de l'énergie, en dissociant le prix du gaz de celui de l'électricité.
À l'image des boulangers, et plus largement des artisans et des commerçants, une grande partie de nos compatriotes sont fatigués en ce début d'année 2023. Un Français sur deux se dit révolté face à la situation économique du pays, et près de huit Français sur dix craignent une explosion sociale – niveau jamais enregistré depuis vingt-quatre ans.