Gérald Darmanin, ministre. Nous avions bien compris l'idée générale de votre question. Elle ne portait en réalité ni sur les étudiants ni sur les jeunes mais vous aura permis d'obtenir, sans doute à destination de vos réseaux sociaux, le petit moment de célébrité auquel, selon Andy Warhol, chacun de nous aurait droit.
Monsieur le député, vous êtes la caricature de ce que j'ai essayé de dénoncer dans l'interview que j'ai accordée il y a quelques jours au Parisien : la bordélisation du pays.
Vos propos pourraient presque prêter à rire s'ils n'étaient pas si graves, et prononcés par un représentant de la nation. Ici, dans le temple de la démocratie, vous avez insulté, en répétant qu'ils tuent, ceux qui assurent notre sécurité, qui meurent sous les balles des terroristes, sous les couteaux de ceux qui attaquent les femmes, les enfants et nos concitoyens les plus pauvres. Je veux parler des policiers, ces petites gens, ces ouvriers de la sécurité – pour parler comme le Parti communiste – que vous avez abandonnés depuis très longtemps. C'est une honte. C'est du mépris social !