Amélia LakrafiMa question s'adresse à Mme la ministre de l'Europe et des Affaires étrangères.
Nous sommes tous profondément meurtris par les images qui nous parviennent depuis hier de Turquie et de Syrie à la suite du terrible tremblement de terre qui a frappé ces deux pays dans la nuit de lundi à mardi, près de la ville de Gaziantep. Il s'agit du séisme le plus important qui ait touché la région depuis 1939. Il a été ressenti jusqu'au Liban, le voisin meurtri, et bien au-delà. Pas moins d'une quarantaine de répliques ont été enregistrées.
Le bilan est d'ores et déjà lourd et glaçant, et il va malheureusement s'alourdir : on compte à ce jour plus de 5 000 morts et plus de 20 000 blessés. Dans ce contexte, je pense pouvoir à mon tour adresser au nom de toute la représentation nationale notre entier soutien et nos pensées aux victimes de ce drame. , après la minute de silence demandée par la présidente de notre assemblée en ce début de séance.
La France sera aux côtés du peuple turc et du peuple syrien, comme elle l'est toujours en pareilles circonstances. Les premières équipes d'assistance ont été envoyées dès hier pour contribuer aux fouilles des décombres, espérant retrouver des survivants. L'aide en matériel, en secouristes et en vivres se poursuivra dans les jours et les semaines qui viennent car c'est un travail de longue haleine qui attend toute la chaîne de sauveteurs et de volontaires. Soulignons que plusieurs des villes touchées en Syrie, telle Alep, déjà ravagées par la guerre, ne sont quasiment plus que ruines ! Un nouveau malheur pour ces populations déjà durement éprouvées. Les conditions d'intervention s'annoncent particulièrement extrêmes, à la fois du fait des conditions hivernales et de l'immensité des dégâts.
Au regard de tous ces éléments, comment la France entend-elle organiser son assistance, et quels moyens sont projetés dans l'immédiat et dans les prochaines semaines ? Dans le cas plus spécifique de la Syrie – étant donné les raisons que l'on connaît –, comment va pouvoir se mettre en place l'envoi de secours extérieurs et dans quelles conditions de sécurité pour nos intervenants ?