René PilatoMadame Borne, en me voyant devant vous aujourd'hui, vous connaissez la réponse d'une partie des Français à cette question : c'est non !
Samedi 11 février, à Angoulême et dans de nombreuses villes de France, il y avait dans le cortège des femmes et des hommes qui contestaient votre réforme, des gens calmes, déterminés et dignes, exprimant une colère froide mais prête à exploser. Loin de s'affaiblir, le mouvement de contestation s'amplifie. Vous avez donc perdu la bataille de l'opinion. Les huit centrales de l'intersyndicale sont prêtes à durcir le mouvement en mettant la France à l'arrêt dès le 7 mars. Le compte à rebours a commencé.
Ici, dans cette assemblée, vous avez contraint le temps de débat afin de ne pas discuter du fond, à savoir le partage des richesses.