Danielle SimonnetLe Parlement européen s'est prononcé le 2 février en faveur d'une présomption de salariat pour les travailleurs de plateformes grâce notamment à notre députée européenne Leïla Chaibi. Les députés européens macronistes ont voté pour cette directive, contre l'avis du Gouvernement qui n'a cessé d'essayer de la torpiller.
De plus, la justice reconnaît que les travailleurs des plateformes sont des salariés. Le seul qui s'y refuse, c'est le gouvernement français macroniste ! Si ces travailleurs étaient enfin reconnus dans notre pays comme salariés, ce serait 1 milliard d'euros supplémentaires par an de cotisations patronales pour financer les retraites.
Dès lors, monsieur le ministre, quelle position du gouvernement français adoptera-t-il devant le Conseil de l'Union européenne au sujet de la directive relative aux droits des travailleurs des plateformes ? Y aura-t-il, comme le permet l'article 50-1 de la Constitution, un débat à l'Assemblée, suivi d'un vote, sur la position défendue par la France ?