Olivier Véran, ministre délégué chargé du renouveau démocratique, porte-parole du Gouvernement. Je répondrai bien volontiers à vos interrogations sur la grippe aviaire. Encore une fois, je vous prie de bien vouloir excuser l'absence de mon collègue Marc Fesneau, qui se trouve actuellement au Salon de l'agriculture. Nous n'ignorons pas les problèmes rencontrés par les agriculteurs face à la grippe aviaire, notamment dans le Sud-Ouest. La mobilisation de l'État est évidemment totale.
À la date du 24 février, on recensait 308 foyers en élevage sur le territoire national. La situation sanitaire apparaît plutôt stabilisée depuis quelques semaines dans le Sud-Ouest, mais aussi en Pays de la Loire, région dans laquelle le nombre de foyers hebdomadaires diminue progressivement. Il convient de souligner que grâce à l'action concertée des services de l'État et des professionnels et aux mesures efficaces prises dans le Sud-Ouest dans le cadre du plan Adour, l'épizootie a été limitée dans cette région, avec seulement quelques foyers enregistrés depuis l'automne 2022.
En parallèle, pour la crise 2021-2022, l'État poursuit son soutien afin d'indemniser les pertes économiques subies par la filière volaille. Le calendrier prévisionnel annoncé en juillet 2022 a été respecté ; il a même été accéléré. En effet, afin de répondre à la détresse d'exploitants touchés pour la deuxième année consécutive, le paiement des soldes a été déclenché par FranceAgriMer la semaine dernière, avant la clôture du dispositif. De plus, 8 millions d'euros d'acomptes ont déjà été versés aux éleveurs depuis la mi-janvier ; ils viennent compléter les 65 millions d'euros d'avances payés à l'automne.
Vous l'avez affirmé, la vaccination représente un espoir. Je tiens à le redire : la biosécurité et les mesures de prévention restent indispensables pour les élevages. Le travail se poursuit, avec l'objectif d'une décision sur le scénario à retenir en mai. Une première étape a été franchie le 20 février avec la publication d'un règlement européen qui autorise la vaccination contre la grippe aviaire hautement pathogène dans l'Union européenne. Outre le financement d'une part du coût de la campagne vaccinale à venir, le ministère de l'agriculture reste mobilisé pour réussir les prochaines étapes importantes d'ici l'été. Deux comités de pilotage se sont déjà réunis pour avancer avec les acteurs et une stratégie de vaccination sera mise en œuvre en septembre 2023. Le calendrier annoncé par le ministre de l'agriculture lors de sa venue en Vendée, le 22 décembre, est donc respecté à ce jour.