Élisabeth Borne, Première ministre. Je le redis, comme le Président de la République l'a également affirmé : la porte du Gouvernement, celle du ministre du travail, reste naturellement ouverte pour recevoir l'intersyndicale si elle le souhaite.
Vous appelez également au respect du Parlement. Mais assumez que c'est vous qui, depuis des semaines, opposez la légitimité de la rue à celle du Parlement ! Vous demandez un débat, et vous avez eu des mots forts pour dénoncer les insultes et les outrances qui venaient de certains bancs de la NUPES. Mais assumez que ces excès participent d'une stratégie globale de blocage à l'Assemblée comme au Sénat ! Assumez qu'avec vos partenaires de la NUPES, vous vouliez empêcher la discussion et le vote. Assumez que vous avez fait le choix de l'obstruction alors même qu'il y a déjà eu plus de temps de débat sur cette réforme des retraites que sur les deux précédentes.
Pour finir, parlons concrètement et assumez : voter contre cette réforme, c'est dire à toutes les infirmières libérales, à toutes les femmes qui exercent des professions libérales qu'elles devront renoncer à une majoration de 10 % de leur pension !