Clémence GuettéCet état de fait rend obsolète les fameuses bassines pas encore créées, mais que vous entendez multiplier. Ce week-end, nous serons donc des milliers dans la Vienne et dans les Deux-Sèvres pour défendre le droit à l'eau et pour dire non à ces retenues de substitution.
Contre le modèle insensé que vous voulez imposer en dépit de toutes les alertes, nous sommes le front de la résistance. Écoutez les hydrologues, les agronomes et les paysans qui expliquent qu'il faut permettre le remplissage des nappes phréatiques , en finir avec les monocultures destinées à l'export et empêcher que l'accaparement de l'eau au profit d'une minorité n'entraîne l'explosion de son prix pour tous.
Deux chemins s'ouvrent devant nous : l'adaptation ou la poursuite de la prédation ; le partage ou le pillage ; l'agriculture vivrière ou l'agro-industrie délétère.
Vous, les spécialistes du passage en force, vous devez rendre des comptes au peuple sur ce choix. Mais comme pour les retraites, vous optez pour la brutalité. Qu'ils défendent le droit à l'eau à Sainte-Soline et à Mauzé-sur-le-Mignon ou le droit de grève à Vitry-sur-Seine et à Fos-sur-Mer, vous criminalisez les Français qui résistent , en espérant dissimuler votre propre inaction climatique et vos attaques antisociales.
Le peuple ne veut ni des bassines ni de votre monde. Écoutez-le.