David GuiraudMais, pendant que vous étiez occupé à recycler les théories de l'extrême droite pour servir vos ambitions personnelles, un compte Twitter a révélé publiquement l'existence de boucles Telegram néonazies invitant à commettre des attentats contre nos compatriotes musulmans. Le terrorisme dont je vous parle là est bien concret : pourtant, il a fallu que ces tweets soient rendus publics pour qu'enfin vous réagissiez, de la plus faible manière qui soit, en demandant simplement à Telegram de fermer ces canaux de discussion.
Certains membres actifs de ces boucles étaient fonctionnaires ou militaires. Une situation face à laquelle l'État ne peut répondre qu'une chose : dehors ! Pourtant hier, lors d'un débat parlementaire sur la lutte contre le terrorisme d'extrême droite proposé par la NUPES, dans lequel la majorité parlementaire n'a pas parlé une seule seconde, et auquel vous n'avez même pas assisté – preuve de votre extrême indigence sur le sujet –, l'État, par la voix du ministre délégué chargé des outre-mer que vous avez catapulté à votre place, a répondu qu'il n'avait pas à condamner des gens qui se contentaient d'exprimer leur opinion. Pensez-vous vraiment, monsieur Darmanin, qu'arborer des signes nazis lorsqu'on est militaire n'est que l'expression d'une simple opinion ?
Que vous fassiez de la politique de la pire des manières est une chose : reste que vous n'avez pas le droit de vous affranchir de vos responsabilités.