Mathilde PanotEn un an, vous avez fait de notre pays une poudrière : bravo, madame la Première ministre, quel anniversaire !
Le Président de la République continue de vivre dans une réalité parallèle : aujourd'hui, Emmanuel Macron est le seul qui croit encore en lui, et vous êtes les seuls, dans le pays, à croire pouvoir tourner la page. Nous, nous vous répondons : jamais !
Jamais nous n'accepterons que vous voliez deux ans de vie et 34 000 euros de retraite à chacun des Français ! Jamais nous n'accepterons que vous les brutalisiez, au sens propre comme au figuré. Le pays tout entier est opposé à votre réforme, tout comme les syndicats et le Parlement. Bravo, madame la Première ministre, quel anniversaire !
À présent, la Macronie se vit comme une citadelle assiégée. Alors vous diabolisez l'autre choix politique que nous représentons, en même temps que vous banalisez l'extrême droite. Vous nous accusez d'antiparlementarisme, madame la Première ministre, mais les coupables d'antiparlementarisme, c'est bien vous qui avez onze 49.3 à votre actif et qui déployez tant de manœuvres pour empêcher l'adoption de la proposition de loi d'abrogation de la réforme des retraites portant l'âge légal de départ à 64 ans.
Les extrémistes, c'est bien vous : vous avez refusé toutes nos propositions qui auraient pu vous permettre de vous en sortir par le haut : le référendum ou le retour devant le peuple. Jamais un gouvernement n'a eu aussi peur du peuple ; il vous reste à comprendre qu'en démocratie, il est seul souverain.
Quand comprendrez-vous que la représentation nationale n'est ni un paillasson ni une chambre d'enregistrement des lubies du Président ?
Joyeux anniversaire, madame la Première ministre ! Surtout, n'hésitez pas à partir, vous, la Ve République et votre réforme des retraites !