Marie-Charlotte GarinVous vous trompez de cible, monsieur le ministre de l'intérieur et des outre-mer. Nous nous apprêtons à vivre un été infernal, tous les voyants sont au rouge - sécheresse hivernale, nappes phréatiques au plus bas, feux de forêts précoces… -, et quelles sont vos réponses ? Des GPS espions, des caméras de surveillance et du marquage codé sur la peau. Il n'y a peut-être pas d'argent magique, mais vous ne manquez pas de moyens quand il s'agit de réprimer les militants !
Vous déployez un arsenal judiciaire et policier sans précédent au service d'intérêts privés – une gabegie d'argent public, pour protéger une poignée de privilégiés. De même que vous avez réprimé les syndicats et les mouvements ouvriers, vous menez une offensive inédite contre les militants qui défendent nos biens communs. Avec vous, sans surprise, c'est à chaque fois la même devise : dur avec les gens, faible avec les puissants.
Vous faites pire que jouer avec le feu : vous allumez les incendies. Si vous vous déchaînez contre nous, c'est parce que vous avez peur. Vous avez peur, parce que nous sommes de plus en plus nombreux à nous soulever. Nous ne sommes pas des grands méchants radicaux, comme vous le prétendez, mais des infirmières, des scientifiques, des ouvriers, des étudiants, des philosophes, des agriculteurs, des artistes… Vous avez peur de nous, les raisonnables et les défenseurs du vivant.