Anne-Cécile ViollandMa question s'adresse à M. Darmanin, ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Il est des événements auxquels notre mandat nous confronte et dont nous ne trouvons les mots à la hauteur de nos émotions. Ainsi, à Annecy, jeudi dernier, trois enfants et deux adultes étaient gravement blessés, sans oublier les témoins malgré eux de cette tragédie. Tout notre soutien leur est adressé. C'est un acte d'une violence inouïe, de l'ordre de l'irreprésentable, de l'indicible, qui nous a d'abord tous sidérés, puis particulièrement bouleversés. S'il n'existe aucune explication à un geste d'une telle atrocité, ne cédons pas à l'instrumentalisation et à la démagogie : l'enquête poursuit son cours. Soyons fermes et justes ! Faisons pleinement confiance à la justice pour permettre aux familles et aux victimes de se reconstruire. De ce drame indicible, souvenons-nous de celles et de ceux qui protègent, de celles et ceux qui sauvent, de ces pompiers, de ces médecins, de ces infirmiers, de ces policiers et ces gendarmes à qui nous devons tant, et aussi des premiers témoins, ces héros qui ont tenté de s'interposer, dont Henri. Sans la réactivité et le professionnalisme de ces femmes et de ces hommes, le bilan aurait été encore plus tragique.