La politique de prévention et de lutte contre le décrochage scolaire menée depuis plusieurs années, produit aujourd'hui des effets avec la baisse sensible du nombre de jeunes qui sortent chaque année sans qualification et de ceux qui, ayant abandonné leurs études sans diplôme, ne se retrouvent ni en formation ni en emploi (NEETS). De 12,6 % en 2010, il est ainsi passé à 8,8 % de sortants précoces du système éducatif (18/24 ans). Ces données donnent à la France une position favorable comparativement aux autres pays d'Europe. Si le décrochage scolaire n'est en effet pas endigué, du moins cette baisse sensible, due à un meilleur repérage des jeunes et à la mobilisation de l'ensemble des acteurs, doit-elle être soulignée. Il faut dorénavant poursuivre cette mobilisation à tous les niveaux pour contribuer de manière significative à réduire l'échec scolaire, éviter l'abandon de scolarité précoce et faciliter l'insertion professionnelle des jeunes. Cela passe avant tout par la réussite de tous les élèves. C'est le sens des dispositions nouvelles qui viennent compléter les mesures déjà existantes : école obligatoire dès l'âge de 3 ans, dédoublement des effectifs en classe de CP et de CE1dans les zones d'éducation prioritaire, programme « devoirs faits » en collège, plan mercredi, réforme du baccalauréat et du lycée, rénovation de la voie professionnelle et de l'apprentissage. L'aide à l'orientation, notamment dans la phase de transition délicate entre le collège et le lycée, le soutien méthodologique et l'approfondissement des apprentissages dans le cadre de l'accompagnement personnalisé au lycée, contribuent également à prévenir d'éventuelles ruptures de scolarité avant l'obtention du diplôme. Le développement des structures de retour à l'école (les micro-lycées) permettent aujourd'hui à davantage de jeunes d'être rescolarisés en milieu scolaire adapté. Enfin, un cap sera franchit avec l'instauration, dans le cadre du plan pauvreté, de l'obligation de formation jusqu'à 18 ans et les modalités de mise en oeuvre du service national universel, qui concourra également à cet objectif.