🤔Situation des écoles d'infirmiersM. Joël Aviragnet appelle l'attention de M. le ministre de la santé et de la prévention sur la situation de la formation des infirmiers. S'il faut retenir une leçon de la crise sanitaire, c'est bien que le pays a un besoin vital de personnels soignants. Ces soignants doivent être justement rémunérés, bien formés et mais aussi motivés pour exercer ce beau métier qui peut s'avérer épuisant. Or, depuis cinq ans et l'introduction de l'algorithme ParcourSup, la qualité des formations proposées aux futurs infirmiers et infirmières ne cessent de se dégrader. Tout d'abord, la suppression des entretiens de motivation, préalables à l'entrée en IFSI, garantissaient auparavant une réelle volonté des futurs infirmiers de s'orienter vers cette filière. Les métiers du soin, les métiers tournés vers l'aide à autrui nécessitent des qualités humaines qu'un algorithme ne saurait détecter. C'est la suppression de cet entretien qui explique en partie l'explosion du taux d'abandon en première année. À l'échelle nationale, ce taux est de 30 %. Pour l'IFSI de Saint-Gaudens, dans la circonscription de M. le député, il est même de 40 %. Cet abandon peut aussi s'expliquer par d'autres facteurs. M. le député pense ici à la prise en compte du lieu de résidence des parents. Il ne compte plus le nombre de citoyens lui ayant expliqué que leur fille voulait devenir infirmière, mais qu'elle y a renoncé pour des raisons géographiques. Il est difficile pour un jeune de 18-20 ans de s'installer à 500 kilomètres de chez lui, surtout lorsqu'il pourrait étudier dans sa ville d'origine. Alors que la France manque de personnels soignants, elle ne peut pas se permettre des promotions remplies à un tiers. Enfin, il y a un cruel manque de places en stage pour les futurs diplômés. Une salle de classe ne sera jamais aussi formatrice qu'une expérience de terrain, à mettre en pratique les nombreuses leçons apprises à l'école. Aussi, il lui demande s'il va procéder à une révision de ParcourSup pour y intégrer de nouveaux critères, tels que la prise en compte du lieu de résidence des parents, ou le rétablissement de l'entretien de motivation pour les métiers tournés vers l'humain et s'il va augmenter le nombre de places en stages.