🤔Métiers du secteur médico-social10 janv. 2023 •
Servane Hugues •
institutions sociales et médico sociales Mme Servane Hugues attire l'attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de la santé et de la prévention, chargée de l'organisation territoriale et des professions de santé, sur les métiers du secteur médico-social et leur perte d'attractivité qui n'est malheureusement plus à rappeler. En région Auvergne Rhône-Alpes, les foyers d'accueil médicalisés (FAM) et maisons d'accueil spécialisées (MAS) sont confrontés à des pénuries de personnels (postes vacants et absentéisme). Cette situation ne peut plus durer. Des établissements sont contraints de fermer des unités à cause d'un manque de main-d'œuvre. Que faire pour soutenir les parents aidants, souvent vieillissants, qui doivent alors s'occuper de leurs enfants devenus adultes ? C'est la réalité de familles qui craignent un retour au foyer de leurs enfants, sans aide. Oui, ces enfants, déjà fragiles, se retrouvent sans prise en charge ou sont victimes de maltraitance par un personnel trop peu nombreux, qui ne peut plus assumer correctement dans des conditions de travail catastrophiques. Pourquoi de telles pénuries dans ce secteur ? Ce n'est pas nouveau, ce sont des métiers mal rémunérés, souvent à temps partiel, avec des horaires de travail décalés. À cela, il faut ajouter l'augmentation croissante de tâches administratives par ces professionnels, au détriment de leur fonction de soin. Quel sens pour ces métiers ? Ce sont pourtant des professions où l'humain est au cœur de l'engagement du personnel. Sans reconnaissance (ni en matière de salaire, ni en matière de compétence), on va assurément vers une perte totale d'attrait des professions d'accompagnement. Il y a urgence. Par ailleurs, financés en grande partie par des fonds publics, ces établissements ont recours à des fonds privés. Ils cherchent tant bien que mal à pallier les déficits énormes parfois dus à l'absence d'aide à l'investissement du Ségur, sans oublier les divergences de financement selon les départements. Dans ces conditions, elle lui demande comment elle envisage le renforcement de l'attractivité de ces métiers ; ces établissements se tournent vers des financements privés et s'interrogent ainsi sur le futur du modèle de financement public.