🤔Mise à 2x2 voies de la RN7 dans l'AllierM. Yannick Monnet appelle l'attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé des transports, sur l'autoroute A79, reliant Digoin (en Saône-et-Loire) et Montmarault (dans l'Allier) qui a été mise en service le jeudi 3 novembre 2022. Une page historique se tourne pour l'Allier, puisque désormais l'A79 remplace la tristement célèbre Route centre Europe Atlantique, surnommée « la route de la mort » au regard des très nombreux accidents mortels dont elle a été le théâtre ces dernières années. Cette mise en service intervient après deux ans d'un chantier titanesque réalisé par la société ALIAE (autoroute de liaison Atlantique Europe), pour un coût total de 600 millions d'euros. Cette autoroute est payante sur trois tronçons, à l'aide d'un système de péage en flux libre expérimenté pour la première fois en France et dont il faudra évaluer dans les mois qui viennent la pertinence, l'efficacité et la lisibilité pour les usagers. Là n'est pas la question de M. le député qui souhaite aujourd'hui rappeler que si les élus de l'Allier avaient accepté il y a quelques années le principe de cette mise en concession, c'était en posant trois conditions, dont l'engagement de l'État de consacrer les crédits ainsi économisés à la mise à 2x2 voies de la RN7 traversant le département. L'État s'y était alors engagé. Et c'est cette mise à 2x2 voies de la RN7 qui n'avance pas. Le barreau de Trévol pour rejoindre l'échangeur RN7-RCEA et le contournement de Bessay-sur-Allier en sont toujours au stade des études, tout comme le prolongement de la déviation de Varennes-sur-Allier jusqu'à Saint-Loup. Le prédécesseur de M. le ministre avait encore affirmé l'année dernière que ces travaux « avaient vocation à être inscrits dans le cadre de la future contractualisation mobilité qui s'engagera à partir de 2023, sous réserve que les collectivités locales confirment la priorité qu'elles y accordent et s'engagent aux côtés de l'État ». C'est le cas. Après avoir sorti une épine du pied de l'État en acceptant la concession autoroutière, les élus locaux demandent aujourd'hui que les promesses soient tenues et ne veulent pas de la double peine : payer pour emprunter l'A79 et ne pas voir la RN7 prise en considération. Il lui demande donc s'il peut lui confirmer que la mise à 2x2 voies de la RN7 sera bien intégrée cette année dans la contractualisation mobilité et que l'État y consacrera les efforts auxquels il s'est engagé.