Benoit SimianMa question s'adresse à M. le ministre de l'économie et concerne la situation préoccupante des salariés de l'usine Ford Blanquefort, située dans ma circonscription.
Prends l'oseille et tire-toi ! Ford a fait de ce titre d'un film des années 1970, le principe directeur de sa stratégie industrielle en France.
En effet, alors qu'il a bénéficié depuis 2013 de plusieurs dizaines de millions d'euros de subventions publiques, le groupe Ford a annoncé jeudi dernier, la mise en œuvre d'un plan social, après avoir écarté l'offre de reprise du site par l'entreprise strasbourgeoise Punch.
Cette décision, qui, étonnamment, intervient à la fin des obligations contractuelles conditionnées par le versement de subventions, est en tout point regrettable, pour ne pas dire inacceptable. C'est une dérobade indigne de Ford.
Elle va à l'encontre des discussions menées depuis plusieurs mois avec les élus locaux, le gouvernement français et, surtout, les représentants des salariés et des syndicats, qui ont été à la hauteur de leur responsabilité, en consentant des efforts considérables tels que des gels de salaires ou des réductions de RTT, pour garder leur emploi.
Cette approche n'est pas digne d'un grand groupe responsable, dont les bénéfices nets ont fait un bond de 65 % en 2017.