Mathieu LefèvreMonsieur le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté numérique et industrielle, hier, notre assemblée a débuté l'examen du budget pour 2023. Enfin, nous pouvons confronter nos visions pour les finances et les priorités de notre pays ; enfin, nous pouvons démontrer qu'entre le laxisme dénoncé par les uns et l'austérité vilipendée par les autres, il y a une autre voie : celle de la responsabilité.
Au fond, face aux défis immenses auxquels nous sommes confrontés nous avons quatre types de solutions. Nous pourrions continuer à nous endetter sans limite : nous ne faisons pas ce choix. Nous pourrions diminuer le niveau de protection de nos compatriotes face à l'inflation : nous ne faisons pas ce choix. Nous pourrions augmenter les impôts : nous ne faisons pas ce choix. Nous pouvons enfin maîtriser nos dépenses et continuer à baisser les impôts pour encourager le travail et financer nos priorités : c'est le choix que nous faisons, parce qu'il a déjà fait ses preuves, au service d'une promesse que l'on n'avait même jamais osé faire à ma génération, le plein emploi.
Protection et sérieux, tels sont donc les maîtres-mots de ce budget.
Nous protégeons les Français face à l'inflation dans un contexte inédit avec la poursuite du bouclier tarifaire, la baisse de plus de 6 milliards d'euros de l'impôt sur le revenu et la protection des plus modestes. Les faits sont têtus : nous sommes le pays de la zone euro où l'inflation est la plus basse, grâce à la majorité. La seule marche contre la vie chère qui vaille, c'est celle qui doit nous mener à l'adoption de ce budget.
Nous faisons preuve de sérieux, en refusant la double fatalité de l'endettement et des hausses d'impôts quand notre dette va franchir le cap symbolique des 3 000 milliards d'euros et que nous sommes vice-champions du monde des prélèvements obligatoires.
Ma question est la suivante :…