Aurélien PradiéCe jour-là, l'État de droit a abdiqué. Ce jour-là, Emmanuel Macron a dit aux hors-la-loi que leurs violences étaient plus fortes que les lois de la République. Ce jour-là, tous ceux qui refusent les règles de notre démocratie ont obtenu un permis de casser.
Dans les Deux-Sèvres, soixante et un gendarmes blessés ont payé vos lâchetés politiques d'hier. Mesurez-vous toute la gravité de la situation ? Mesurez-vous qu'il s'agit d'une guérilla organisée, ultraviolente, méthodique et politique contre nos institutions ? Mesurez-vous que ces factieux ciblent non seulement nos agriculteurs et notre ressource en eau mais aussi et surtout notre modèle républicain et démocratique ?
Les élus de la nation qui osent mêler leurs écharpes tricolores à ces casseurs sont indignes de la fonction qu'ils assument au nom de la République. Non, tout n'est pas permis. Ces cagoulés ne représentent en rien le peuple, parce que le peuple lui-même ne supporte plus que le politique recule sans cesse quand il s'agit de l'autorité de l'État. Faites enfin courageusement de l'accès à l'eau pour notre agriculture une priorité nationale. Laissez de côté ces héros de pacotille.