Isabelle Rome, ministre déléguée chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l'égalité des chances. Madame la députée, je vous remercie pour votre question. Oui, l'égalité professionnelle est au cœur de la grande cause des deux quinquennats du Président de la République. Pour les femmes, l'égalité n'est pas innée. L'égalité ne se décrète pas. Face aux inégalités, c'est la société tout entière qui doit faire bloc, mais elle se construit aussi par la loi. C'est ce qu'a fait le Gouvernement à travers l'index de l'égalité professionnelle en 2018 pour résorber les inégalités salariales.
Les entreprises se sont bien emparées de cet outil ; près de 10 000 contrôles ont été effectués depuis le début de l'année. Mais il faut encore progresser. Cette ambition d'égalité, c'est aussi la loi que vous avez défendue, madame la députée, avec le soutien résolu du Gouvernement et la mobilisation sans faille de la majorité.
Pour accompagner les entreprises dans leurs nouvelles obligations de transparence, nous lançons, avec Olivier Dussopt, le site internet « Représentation équilibrée », dédié à la déclaration des écarts de représentation entre les femmes et les hommes au sein des instances dirigeantes des entreprises de plus de 1 000 salariés.
Vous l'avez souligné aussi : les femmes doivent être davantage présentes dans tous les métiers des filières d'avenir. C'est l'esprit des assises que nous lancerons avec Pap Ndiaye et Sylvie Retailleau sur ce sujet, et c'est aussi le but du travail que je mène depuis maintenant plusieurs mois aux côtés des entreprises. Rétablir l'égalité n'est pas une faveur accordée aux femmes : c'est réparer une injustice, mais c'est aussi, pour aujourd'hui et pour demain, un formidable enjeu de performance pour toutes nos entreprises.